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MÉDIATIONS

Actions pédagogiques/

Actions pédagogiques/

En marge des concerts programmés pendant le temps de l’année scolaire, l’association développe des actions pédagogiques spécifiques. Ainsi, profitant de la venue des artistes sur notre territoire, nous les sollicitons pour qu’ils trouvent une manière de s’adresser aux enfants et aux adolescents à travers les institutions : écoles, collèges, lycées et écoles de musique. Ce nouvel auditoire est le public pour demain et si nous pouvons apporter un peu d’art au quotidien des enfants, un certain nombre aura peut-être envie d’en retrouver la trace dans sa vie, plus tard, d’une manière ou d’une autre. Cela fait partie du développement de notre mission de diffusion de la culture musicale sur les territoires ruraux. Nous sommes d’ailleurs à l’écoute de toute institution ou personne désirant participer à une telle opération, pour la favoriser, la fomenter ou bien l’accueillir. Cette année trois actions pédagogiques sont à l’étude pour la rentrée scolaire, dont deux prévues sur le territoire de Hautes-Terres Communauté.

Autres médiations/


En synergie avec d’autres associations ou organisations locales, nous allons trouver des échos aux manifestations musicales en dehors des concerts. Cet été plusieurs projections de films sont à l’étude, en dialogue avec les thématiques des concerts.


MERCREDI 11 AOÛT 2021 voir plus

JEUDI 30 SEPTEMBRE 2021

À l'occasion du concert de Lugiel trio à Murat, profitant de la présence des trois musiciennes, l'association Musik'art a mis en place deux actions pédagogiques pour toucher un jeune public, lui faire découvrir de près les instruments, ce répertoire et lui faire rencontrer des personnes qui consacrent leur vie à l'art.

À Murat, jeudi 30 septembre 2021
deux classes de quatrième du Collège Georges Pompidou conduites par leur professeur de musique, Nicolas Saunière, ont pu successivement passer une bonne heure avec les artistes, partagée entre présentation des instruments, découverte de leur facture, de grandes plages d'écoute musicale suivies d'échanges. Ils ont pu en savoir plus sur leurs années d'apprentissage, leur vocation, leurs instruments... Les élèves avaient aussi appris la chanson Une jeune fillette, version française de La Monica, qu'ils ont interprétée en chœur, accompagnés par les musiciennes. Enfin certains élèves motivés ont même pu essayer les instruments à la fin de l'heure.


























MERCREDI 11 AOÛT 2021

PROJECTION DU DOCUMENTAIRE "Ricercar" d'Henry Colomer (52 min.)
En relation avec le concert du mercredi 11 août (Les Variations Goldberg de Bach par François Guerrier) Ricercar d'Henry Colomer sera projeté au Rex à 18h00 (avant le concert.) L'entrée sera libre. (Ouverture des portes à 17h30)
Le réalisateur y suit l'activité de deux facteurs de clavecin français -dont l'un des deux a réalisé l'instrument qu'on entendra joué dans la Chapelle du grand séminaire à 20h.45. Le film sensibilise à cet artisanat d'art spécifique qui se développe en relation étroite avec les exigences musicales des instrumentistes et leurs choix esthétiques.


+ d'infos sur le documentaire :

« Ricerar : rechercher. Le ricercar est l'ancêtre de la fugue, une suite de variations sur un thème qui se développe librement.
Pendant huit mois, Henry Colomer a filmé le travail de deux facteurs de clavecins exceptionnels, Philippe Humeau et Émile Jobin, ainsi que les rencontres avec leurs amis interprètes, François Guerrier, Yoann Moulin, Kris Verhelst, Pierre Hantaï et Blandine Verlet.
Un film sur la musique baroque, mais surtout un film sur l'écoute. L'écoute intérieure, imaginée, du son d'un instrument à venir, et l'écoute mutuelle des musiciens qui s'enrichissent de leurs expériences partagées. »


France, 2010, 54 minutes, HDV
Production : Les Films de la Plume, Olivier Réchou
En coproduction avec TV Tours et BIP TV, soutenu par Ciclic-Région Centre
Distribution : Saraband Films - sarabandfilms@orange.fr, Anne-Marie Marsaguet


PRESSE

« Le cinéaste Henry Colomer montre le travail de deux grands facteurs de clavecins, Émile Jobin et Philippe Humeau, autour desquels gravitent des disciples, des amis, des musiciens. On les voit qui rabotent, poncent, collent. On les entend commenter, expliquer. Que cherchent-ils, au fond de leur casserole de colle chaude ? L’authenticité, la vérité, la beauté ? L’ombre invisible de leur client rôde… Faut que ça sonne, faut que ça marche, faut que ça plaise… Et Dieu dans tout ça ? La musique ? Quel beau film ! »
LE NOUVEL OBSERVATEUR 25.04.2013

« À l’instar des sujets qu’il filme, Henry Colomer est un homme de l’image discret et patient, capable de s’exprimer avec une sensibilité qui donne vie aux objets qui ont traversé l’histoire. Il en était question dans son long métrage de fiction Nocturnes (2006) et l’on retrouve cet état d’esprit dans ce documentaire consacré au clavecin, à la musique baroque et aux mélomanes et spécialistes de cette musique hors du temps. Rares sont ceux qui savent aussi bien filmer le travail : Henry Colomer fait partie de la même sensibilité esthétique qu’Alain Cavalier avec sa série de Portraits ou encore d’Ermanno Olmi dans ses fictions comme ses documentaires. Ce regard confère indéniablement à ses documentaires une portée anthropologique et un humanisme sans âge. Son intérêt pour la culture matérielle trouve ici son point d’orgue, en évitant se faisant tout jeu de mot trop facile, avec le clavecin qui fait autant s’exprimer ceux qui le jouent, que lui-même qui est joué. Épousant parfaitement l’esprit de ce qu’il filme, Henry Colomer fait une « suite de variations sur un thème qui se développe librement », ce qui est la définition du ricercar, l’ancêtre de la fugue. Les néophytes seront très surpris de se voir immédiatement touchés par une musique méconnue jusque-là : preuve est donc faite que la passion est transmissible lorsque la construction de son image est habitée par une âme ! »
MÉDIAPART, 16.10.2016

« Ricercar affiche son ambition jusque dans son titre (de pièce instrumentale ancêtre de la fugue, de forme libre, polyphonique, en contrepoint) : Henry Colomer s’est voulu à la fois libre et rigoureux. Les scènes courtes sont autant de variations discrètes sur un thème, non pas tant celui du portrait que d’une idée (…). Idée du son : ces sages-artisans qui passent leur temps dans leurs ateliers bâtissent un idéal sonore — de pureté heureuse, de sereine clarté. Comme le son (crépitement musical d’une bûche dans l’âtre), l’image (lumière comptée, picturale) tente de donner un équivalent plastique à cette quête qui passe aussi par des rencontres, avec des instrumentistes (…). Ce chemin buissonnier dans la musique baroque permet aussi de comprendre, de façon implicite, le sens de ce mouvement musical si représentatif de notre temps ; ainsi lorsque le cinéaste fait entendre, rôdant comme une menace, la circulation automobile qui cerne l’atelier d’un des deux facteurs de clavecin : la passion baroque de notre XXIe siècle ne serait-elle pas un mouvement pour échapper à la société industrielle et ses séquelles (la musique dite contemporaine), pour revenir à un Ancien Régime rêvé, idéalisé ? Une réponse esthète à une mondialisation barbare. »
Philippe Roger, REVUE ÉTUDES 09.2011


FILMOGRAPHIE DU RÉALISATEUR

HENRY COLOMER a étudié la réalisation et la prise de vues à l’IDHEC et au Dramatiska Institutet de Stockholm. Ses premiers documentaires sont consacrés à l'histoire culturelle, comme Les Routes de la lumière (1992) et Anatomie de la couleur (1996). Son goût pour la littérature se manifeste par des portraits d'écrivains Salvador Espriu (1989), Primo Levi (1990) et par deux films sur la traduction littéraire, Claire Cayron traduit Miguel Torga (1993) et Jean-Michel Déprats traduit Shakespeare (1994). Monte Verità (1996) raconte les destins violemment contrastés de quatre intellectuels qui se croisent dans une colonie utopique au début du XXe siècle. Ce film marque un tournant dans son travail. Désormais, le récit de ses films reposera sur le montage — sans commentaire en surplomb — ou sur une voix singulière, personnelle. C'est le cas pour un « Hugo par lui-même » (L'exilé, 2002), pour un film consacré aux anticipations dystopiques de trois utilitaristes anglais (Optimum, 2000) ou encore pour Vies parallèles, une chronique des années cinquante (2010), dans lequel il relie l'imaginaire collectif d'une époque à ses souvenirs d'enfance — évoqués précédemment dans une fiction, Nocturnes (2006). Son souci d'éclairer par des archives nos relations avec les générations qui nous ont précédés est à la source d'un documentaire sur la Grande guerre, porté par la musique de Jacopo Baboni Schilingi, Sous les drapeaux (2008), avec lequel il entend souligner l'importance de notre « deuxième peau symbolique » — les vêtements, les drapeaux, les uniformes — et, par-là, attirer le regard vers les corps, les gestes, les rituels. À partir d'archives encore, il réalise trois essais inspirés par les Trente glorieuses et leur retentissement jusqu'à nous — La télé (2014), De l'air (2015) Du chiffre ! Chroniques d'une conquête (2016), puis Mission France, la croisade de l'abondance (2018). En parallèle, il réalise des « films d'atelier » qu'il tourne seul, sur une longue durée, dans un climat d'intimité et d'attention soutenue : Iddu (2008) sur Jean-Michel Fauquet, photographe et plasticien ; Ricercar (2010) sur l'écoute, l'échange, la passion pour le clavecin partagée entre des facteurs d'instruments et leurs amis musiciens ; Vies métalliques, Rencontres avec Pierre Bergounioux (2012) sur son ami écrivain qui s’attache à donner une vie seconde à d'obscures destinées oubliées « au fond des vallées du temps » ; Des voix dans le chœur, éloge des traducteurs (2017), réalisé en complicité avec trois traducteurs de poésie, est « un voyage au royaume de la nuance ».

Distinctions :
Des voix dans le chœur – Étoile de la SCAM 2018
Sous les drapeaux - Mention Spéciale, Festival du film historique, Pessac 2008 - Focal International Award, Londres 2010 (Meilleure utilisation d'archives dans un documentaire)
Monte Verità - Prix du meilleur documentaire, Festival du film historique, Pessac 1997 - Prix du meilleur documentaire de télévision, SCAM 1998
 
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