1er

Octobre

20h30

------------------------

AURILLAC
ÉGLISE NOTRE-DAME
AUX NEIGES

------------------------
ENSEMBLE DE
HAUTE-AUVERGNE

DIRECTION
LUC MACÉ-MALAURIE

HAYDN EN MAJESTÉ

Le programme de l’Ensemble de Haute-Auvergne pour la saison 2016 offre deux oeuvres majeures de Joseph Haydn (1732-1809) toutes deux dédiées à Marie Thérèse des Deux Siciles. La belle impératrice les chanta comme soprano soliste dans plusieurs concerts privés de la Cour de Vienne.

Le Te-Deum n°2 composé en 1800 est un hymne court qui débute sur les élans des timbales, des cuivres et des cordes et rappelle le célèbre Hallellujah de Haendel. Toujours très enlevé, il fait aussi songer à l’art de cet ami si proche de Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart.

La Messe en Si, dite Theresienmesse, fut écrite en 1799. Joyau de la musique sacrée cette messe fusionne et alterne avec légèreté et vivacité le choeur et les solistes. L’orchestre comprend peu de vents, deux clarinettes et deux trompettes, ce qui était inhabituel, et laisse aux cordes la plus grande liberté d’expression. Cette oeuvre fait partie d’un ensemble de six messes et notamment, les célèbres Messes « Nelson » et « In Tempore Belli ». Elle a suscité, dès sa création, une vague d’admiration.


Frederic Albou Chloe Bourdial

Haydn (1732 - 1809) - Biographie

Joseph Haydn est un compositeur autrichien né le 31 mars 1732 à Rohrau (à la frontière austro-hongroise) et mort le 31 mai 1809 à Vienne. Son don pour la musique est vite remarqué et il sera recruté dans le chœur de la cathédrale de Vienne, où il peut apprendre par lui-même les bases de la composition.

De plus en plus célèbre, Haydn travaillera ensuite comme professeur, maître de chapelle, puis comme "compositeur attitré" du fameux Prince Esterhazy, période qui donnera le jour à son Stabat Mater, à ses symphonies 6, 7 et 8,...Il enseignera occasionnellement au jeune Ludwig van Beethoven et rencontrera un autre génie, Wolfgang Amadeus Mozart. À sa mort, Napoléon, qui occupe alors Vienne et qui tient Haydn en grande estime, fera placer quelques soldats à sa porte.

Haydn est, avec Mozart, la figure majeure du classicisme viennois. Il a porté au plus haut niveau la forme sonate dans le répertoire du clavier, du quatuor à cordes et de la symphonie.

Une anecdote ! Le patron de Haydn, le Prince Esterhazy, lors de ses séjours dans son palais d’été, se faisait accompagner par tout l’orchestre pour satisfaire à ses divertissements. L’année 1772, ce séjour est un peu plus long que prévu et la plupart des musiciens se montrent las d’une aussi longue absence de leur foyer. Pour faire comprendre au Prince le désir des musiciens de rentrer à la maison, Haydn imagina un stratagème amusant mais néanmoins musical : pour sa Symphonie nº 45, il écrivit un final un peu spécial. De sorte qu’au cours de ce dernier mouvement, chaque instrumentiste, l’un après l’autre, s’arrêtait de jouer, soufflait la chandelle de son pupitre et quittait la salle. À la fin du mouvement, seuls deux violons restaient sur scène (tenus par Haydn lui-même et le maître de concert). Esterházy n’était pas idiot et prouva à quel point il estimait ses musiciens : le lendemain, la cour pliait bagage !

 


Haydn (1732 - 1809) - Theresienmesse

Au moment où il achève la Theresienmesse, Haydn est un compositeur comblé d'honneurs. Après ses succès londoniens, il s'en est retourné à Vienne, où il se livre à des ouvrages aussi divers que la composition de l'hymne national autrichien (1797), ou de l'oratorio La Création, qui reçoit en 1798 un accueil triomphal. C'est donc un compositeur au faîte de la gloire et de la maîtrise qui s'exprime à travers cette partition (…) achevée en 1799 et créée le 8 septembre de la même année à Eisenstadt, siège administratif des employeurs de Haydn, les princes Esterhazy. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le titre de cette messe, l'une des six dernières composées par Haydn entre 1796 et 1802, n'est pas un hommage à Sainte Thérèse, mais bien à l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse. L'oeuvre, composée originairement pour l'anniversaire de la princesse Esterhazy, fut en effet interprétée à la chapelle impériale à Vienne le 18 mai 1800. Trois ans plus tard, une artériosclérose cérébrale mettra fin à la longue activité créatrice du père de la symphonie classique.

Si l'écriture vocale fait la part belle aux quatre solistes, l'orchestration est réduite à sa plus simple expression : deux clarinettes, deux trompettes, timbales, cordes et orgue, à quoi peut s'ajouter un basson, présent dans certaines copies authentiques.

Le Kyrie s'ouvre sur une introduction lente. Le chœur ne s'y exprime que très brièvement et l'essentiel en est confié au quatuor vocal. Mais le chœur prend sa revanche avec l'imposante fugue, dont le sujet rappelle lointainement celui du Kyrie du Requiem de Mozart. (…) De forme tripartite, le Gloria en impose par son énergie farouche, laquelle ne se plaque qu'avec les paroles "Et in terra pax" (mode mineur), puis à nouveau avec le Gratias, chanté par l'alto solo, progressivement rejoint par les trois autres solistes. Suit un fugato dramatique (Qui tollis), confié au chœur sur fond de triolets de croches aux violons. Retour au ton jubilatoire du début, avant qu'une brève fugue sur "Amen" … n'amène le mouvement à sa conclusion.

Le Credo reprend le même schéma tripartite : la vigoureuse introduction est suivie d'un adagio extraordinairement expressif (Incarnatus) qui ne fait intervenir que les quatre solistes. Un bref moment de lumière cède à nouveau la place à une atmosphère sombre : c'est le Crucifixus, ponctué par une intervention des trompettes et timbales dans le grave. Le mouvement se conclut encore une fois sur une fugue, très développée cette fois. La basse entonne le Sanctus, épisode richement contrasté qui culmine dans un Benedictus radieux où le quatuor vocal et le chœur s'opposent en un harmonieux dialogue. En réaction à cette page sereine, l'Agnus Dei possède un caractère sévère, vite effacé sur les paroles "Dona nobis pacem". La fin de l'œuvre n'est plus qu'explosion de fanfares et dialogue serré entre solistes et chœur jusqu'à la puissante conclusion, affirmation triomphale de la tonalité de si bémol majeur.


Luca Sabbatini (programme pour les concerts du dimanche de la Ville de Genève, mars 1996)


AURILLAC // Église Notre-Dame aux Neiges

Notre Dame aux Neiges carte postale
Notre Dame aux Neiges carte postale
Aurillac Eglise Notre Dame aux Neiges
Aurillac Eglise Notre Dame aux Neiges


2

Octobre

18h00

------------------------

MASSIAC
ÉGLISE ST ANDRÉ

------------------------
ENSEMBLE DE
HAUTE-AUVERGNE

DIRECTION
LUC MACÉ-MALAURIE

HAYDN EN MAJESTÉ

Spécialisé dans les grandes oeuvres de la période baroque, l’Ensemble de Haute-Auvergne recueille depuis vingt ans les hommages de son public d’Auvergne, grâce à un constant souci de qualité et d’ouverture : il reçoit à chaque saison des solistes de haut niveau et de toute la France.

Cet Ensemble est composé d’un Choeur de chambre et d’une vingtaine de musiciens. Invité à célébrer le cinquantième anniversaire du Traité de Rome, son Choeur a donné en 2007 le Requiem de Mozart à Strasbourg avec 25 musiciens du Philharmonique, dirigés par Luc Macé-Malaurie.

Cinq solistes illumineront ces concerts, dont trois solistes permanents de l’Ensemble : Fabienne Macé-Malaurie, mezzo-soprano, ancienne élève de la cantatrice Jocelyne Chamonin, Chloé Bourdial, soprano, ancienne élève de Aleksandra Ivanovic, Catherine Agaï, alto, Médaille d’Or du Conservatoire de Marseille, ainsi que deux solistes invités : Olivier Serindat, ténor, formé par Viviane Durand, soliste invité de nombreux ensembles de haute tenue comme le Choeur Régional d’Auvergne ou l’Ensemble Polyphonia et enfin Frédéric Albou, Baryton-Basse, qui chante sur la scène parisienne les grands rôles des opéras de Wagner, Verdi ou Mozart, entre autres.

Le violon solo sera pour la deuxième saison consécutive l’excellente Marie L’Homme, soliste de l’Orchestre du Loiret et de l’Orchestre de Lutetia, Professeur au Conservatoire d’Enghien.

Le Chef d’Orchestre, Luc Macé-Malaurie, ancien élève de Robert Weddle dans la classe de direction du Conservatoire de Caen, a été distingué en 2015 par la Ministre de la Culture pour l’ensemble de sa carrière et a été reçu Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.


Marie L'homme

MARIE L'HOMME

Olivier Serindat

OLIVIER SERINDAT


MASSIAC //
Église Saint André
Chapelle Sainte Madeleine

Église Saint André

Historique

Vers l’an 1000, les Rochefort d’Ally, seigneurs de Massiac sont à l’origine de la fondation de l’église Saint André.

A l’origine, l’église Saint André était moitié moindre en longueur et après des agrandissements successifs, à travers les siècles, elle revêt une forme quadrangulaire avec sa largeur actuelle.

Ainsi en 1870, elle a été presque doublée par la suppression du pâté de maisons de nobles tels que Rochefort d’Ally, Apchon, Espinchal ... accolées à la façade ouest, emplacement actuel du nouveau porche néogothique.

Pour la défendre, les moines bénédictins du prieuré de Rochefort bâtirent à son chevet une grosse tour carrée dite : "La Tour d’Ally".

En 1379, sous Charles V, l’église fut incendiée et partiellement détruite par les bandes gasconnes, les archives de la paroisse furent détruites.

La "Tour d’Ally" appelée plus tard "Tour d’Espinchal" fut rasée en 1666, après la condamnation à mort par contumace de Gaspard d’Espinchal.

Aujourd’hui, la base de la Tour d’Ally a été incorporée au grand clocher pointu, à l’échelle de l’église actuelle. Mais on peut voir encore dans ses vieux murs la trace de la porte d’Ally donnant accès autrefois à l’ancienne rue Saint Jean.

En elle-même, cette église n'a que peu d'attraits. Sauf... la statue de la vierge de Chalet, trouvée dans la chapelle sainte Madeleine. Elle a toutes les caractéristiques d'une vierge noire. Et en a la force. Quelle merveilleuse beauté !

Plus loin, une statue de Madeleine myrophore (portant une amphore de parfum), trouvée aussi dans cette chapelle. Et un très beau retable qui ne laisse pas non plus indifférent. Encore une autre statue de vierge à l'enfant, datant du XVIIème siècle, qui provient de la chapelle saint Etienne près de Massiac où elle fut découverte en 1954 au cours d'une exploitation forestière. Tout cela fait que cette cité de Massiac vaut bien le détour.

 


 

Chapelle Ste Madeleine

Surplombant le vide d'une falaise d'orgues basaltiques au-dessus de la ville de Massiac, la chapelle de sainte Madeleine, seul vestige du château-fort construit par la famille de Mercoeur au XIIème siècle. Au pied de la falaise, sous la chapelle, une source est encore réputée pour les maladies oculaires. La chapelle se trouvait à l'intérieur de l'enceinte du château. Elle possède un porche à auvent, appelé "caqueteuse". On comprend bien pourquoi... Et avant d'arriver, une belle porte de vie.

La nef est flanquée d'une chapelle sur la gauche et d'un enfeu sur la droite. La voute en cul-de-four abrite un christ en mandorle accompagné du tétramorphe, peinture datant du XIIème siècle. La chapelle restaurée en 1980 possédait deux statues. La première, vierge romane dite de Chalet, et la deuxième, une Madeleine myrophore ont été toutes deux transportées en l'église Saint André de Massiac.

En face de la chapelle, de l'autre côté de la vallée de l'Alagnon, un autre rocher basaltique et une autre chapelle, saint Victor. La légende veut que Victor et Madeleine, les deux ermites, de part et d'autre de la vallée, priaient et méditaient dans la solitude. Mais parfois, désirant des entretiens mystiques, Madeleine lançait son chapelet à travers la vallée et ils se retrouvaient tous deux pour deviser sur ce pont de fortune.

Découverte en images...

Massiac Eglise St André l
Massiac Eglise St André l'intérieur
Massiac Église St andré clocher
Massiac Église St andré clocher
Église Saint André Massiac
Église Saint André Massiac

 

Massiac vierge noire de Chalet
Massiac vierge noire de Chalet
Massiac Vierge ouvrante
Massiac Vierge ouvrante
Massiac Madeleine myrophore
Massiac Madeleine myrophore
Massiac vierge à l
Massiac vierge à l'enfant