10

Septembre

18h00

SAINT-FLOUR
CHAPELLE DU
GRAND SÉMINAIRE

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MARIE-HÉLENE CUSSAC
ET L'ENSEMBLE GABRIEL

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LYDIE ARBOGAST
ET L'ORCHESTRE
THE BLUE SERENADERS

COULEURS
BAROQUE ET JAZZ

AFFINITÉS ET CONNIVENCES

De l'idée d'un concert consacré à la mise en regard de l'art musical baroque et de l'art musical du jazz afro-américain...

L'idée de ce concert trouve son origine dans une conférence et une réflexion. Le sujet de la conférence était la musique baroque, exposée dans ses grandes lignes par Philippe Renard, alors directeur du CEDA du Pays de Saint-Flour, connu pour la pratiquer et l'enseigner et pour sa double vocation de musicien et de musicologue. La réflexion vint de l'un des auditeurs de cette conférence, Laurent Verdeaux, également musicien et musicologue, passionné de jazz, le jazz tel qu'il a été inventé et développé en tant qu'art populaire par le peuple afro-américain.

Ce premier échange leur donna à penser qu'il y avait d'évidentes parentés entre les principes de fonctionnement de ces deux musiques populaires, etc… pourtant séparées par deux siècles et un océan !

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… au projet de concert

 

Organiser une confrontation de ces deux arts musicaux autour de leurs points de rapprochement coulait de source et est donc devenu, après quelques discussions techniques, un véritable projet. Toute musique marie l'instrumental au vocal, la technique du musicien découlant souvent de celle du vocaliste. C'est même une des caractéristiques de la musique de jazz que cette façon "chantée" d'utiliser la trompette ou le saxophone. Depuis longtemps, la musique baroque a développé la complémentarité instrument-voix en toute compatibilité.

Le projet doit donc nécessairement comporter, pour le baroque comme pour le jazz, un double aspect instrumental et vocal. De part et d'autre un orchestre a pu se mobiliser. De part et d'autre, c'est une chanteuse qui s'y est intéressée. 

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MARIE-HÉLENE CUSSAC
ET L'ENSEMBLE GABRIEL

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LYDIE ARBOGAST
ET L'ORCHESTRE
THE BLUE SERENADERS

 

COULEURS
BAROQUE ET JAZZ

 AFFINITÉS ET CONNIVENCES

Les exécutants

 

Côté baroque, la voix qui a été choisie est celle de la soprano sanfloraine Marie-Hélène Cussac et Philippe Renard sera le chef de la formation accompagnante, l'Ensemble Gabriel.

Côté jazz, il s'agira, au chant de Lydie Arbogast et, à l'accompagnement, de la formation des Blue Serenaders dirigée par Laurent Verdeaux.

 

Pour quel spectacle...?

 

Des pièces célèbres de Bach, Haendel, Purcell, Telemann, Handy, Sampson, Django Reinhardt, Scott Joplin pour illustrer les deux formes musicales - baroque et jazz - en «confrontation» autour de neuf points :

  • le contrepoint
  • l’utilisation d’un thème mélodique
  • la cadence
  • l’expression d’une tristesse ou d’une mélancolie
  • l’expression d’une gaieté
  • l’improvisation
  • le jeu des questions et des réponses
  • l’accompagnement en obbligato
  • l’utilisation des variations de tempo

suivies d’un final du concert commun, chanté et joué par l’ensemble des chanteuses et des musiciens.

 


SAINT FLOUR // La Chapelle du Grand Séminaire

Capitale religieuse

En 1317, la ville de Saint-Flour devient capitale religieuse de Haute-Auvergne. Investie de sa nouvelle fonction, elle doit se doter d'un séminaire pour la formation de ses futurs religieux. En 1650, l'évêque fonde le séminaire royal de notre dame mais ce n'est qu'au XVIIIème siècle, sous l'impulsion de l'évêque et urbaniste Paul de Ribey, que le bâtiment prend sa forme définitive. Cet homme entreprenant, à la vision moderne, acquit un nombre important de terres et permit l'édification de la bâtisse.

Après la Révolution, le séminaire est transformé en école, avant d'être restitué au clergé en 1803. Au XXème siècle, le bâtiment reprend sa fonction initiale, celle de former les religieux et en 1946, il compte pas moins de 80 séminaristes.

Depuis une quarantaine d'années, le grand séminaire reçoit tous les ans une prestigieuse université d'été de mathématiques où des chercheurs, venus du monde entier, profitent de la quiétude de l'endroit pour partager savoirs et recherches.

À sa période de gloire, le grand séminaire accueillait de très nombreux jeunes séminaristes. Ils vivaient là, en autonomie, cultivant le jardin en terrasses attenant à la bâtisse. Avec une vue imprenable sur le bassin sanflorain, les futurs religieux pouvaient profiter d'un cadre propice à la réflexion et au travail.

En passant au premier étage du bâtiment, l'imposant escalier en pierre et ses marches galbées témoignent de l'incessant passage des séminaristes. À son sommet, des dizaines de cellules, aujourd'hui chambres de l'hôtel des Planchettes, tapissent un couloir de 60 mètres de long. Tout à fait en haut du séminaire, la grande chapelle trône. Avec ses 120 stalles, elle pouvait accueillir nombre de séminaristes pour les cérémonies religieuses.

Le grand séminaire reste, encore aujourd'hui, un peu plus qu'un hôtel. Couloirs, cellules, jardins et chapelle témoignent de siècles de méditation et d'étude. 

Découverte en images...

Depuis plus de 350 ans, le grand séminaire dresse son mystère sur les pentes de Saint-Flour

Aujourd’hui l’hôtel-restaurant les Planchettes possède le plus grand nombre de chambres de Saint-Flour, mais ce bâtiment fût durant plusieurs siècles le grand séminaire de l’évêché.

C'est un endroit secret qui durant des siècles fût habitué au silence et à la méditation, un lieu atypique : le grand séminaire de Saint-Flour.

Pour s'y rendre, il faut d'abord déambuler dans les ruelles exiguës du centre historique sanflorain. De la porte du Thuile, les ruelles plongent vers la ville basse. C'est dans l'une d'entre elles, la rue des Planchettes, que le grand séminaire s'érige.