«Des chants d'Auvergne aux steppes de l'Asie Centrale» le 21 mai 2017 à Saint-Flour

«Des chants d'Auvergne aux steppes de l'Asie Centrale»

21
Mai

18h00

HALLE AUX BLEDS
SAINT-FLOUR

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Serguei Prokofiev
(1891 - 1953)

Lieutenant Kijé  

L'argument : «Une erreur de transcription dans un document militaire fait apparaître le nom d'un lieutenant qui n'existe pas. Mais nul n'ose l'avouer au tsar. Il s'ensuit un personnage fantôme qui sert de prête-nom en diverses circonstances. Le jour où le tsar voudra faire la connaissance de cet officier exemplaire, on lui annoncera sa mort et, assistant à l'enterrement d'un cercueil vide, le tsar dira : “Mes meilleurs hommes s'en vont !”»

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Joseph Canteloube de Malaret
(1879 - 1957)

Chants d’Auvergne  

Laurence Adjé-Deschamps, soprano    

Chants d’Auvergne est une œuvre du compositeur Joseph Canteloube constituée de cinq recueils de chants traditionnels collectés en Auvergne, qui ont été harmonisés et orchestrés, entre 1923 et 1930, pour soprano et orchestre symphonique. Le travail de Canteloube ne présente pas d'aspect directement folklorisant ; le compositeur a simplement voulu donner une interprétation personnelle de ces mélodies d'origine populaire, un peu à la manière d'un Béla Bartók français ou d'un peintre face à un paysage.

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Camille Saint-Saëns
(1835 - 1921)

       La Danse Macabre  Opus 40

Cette danse macabre est une version pour orchestre d'une mélodie écrite, d'après un poème d'Henri Cazalis, par Saint-Saëns en 1872. La première audition en 1875 surprit par l'emploi du xylophone, inutilisé à l'époque dans un orchestre symphonique. Franz Liszt, ami du compositeur, en a effectué un arrangement pour piano seul, qui a été ensuite réarrangé par Vladimir Horowitz.

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Alexander Borodine
(1823 - 1887)

Danses polovtsiennes

C’est en 1869 que Borodine décide de composer un opéra qui s’inspire de l’ancienne Russie. L'œuvre  - Le prince Igor - reste inachevée à sa mort, mais les Danses polovtsiennes issues de l'opéra sont jouées de son vivant. En effet, Borodine redouble d’efforts pour les terminer : elles seront jouées pour la première fois avec succès le 27 février 1879. L’opéra, quant à lui, sera terminé par les compositeurs Rimski-Korsakov et Glazounov.

L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES DÔMES

L’Orchestre Symphonique des Dômes a fêté, en 2014 et 2015, 30 ans de vie associative au service des mélomanes et de la Musique Symphonique. Créé en 1984 afin d’offrir un cadre de formation complémentaire aux musiciens enseignants de la région Auvergne ainsi qu’aux futurs musiciens professionnels, l’Orchestre Symphonique des Dômes est aujourd’hui composé de 76 musiciens venant de l’ensemble de la région et propose un large répertoire orienté vers la musique de la fin du XIXème et du XXème siècle. Il peut se produire également en petite formation Mozart.

Depuis 1984, l’activité régulière de l’association a permis d’accueillir plus de 500 musiciens régionaux et l’élaboration de 110 programmes symphoniques au travers de 500 concerts sous la direction de Gilles Raynal. Plusieurs grands solistes internationaux sont venus encourager cette phalange auvergnate parmi lesquels : Gordan Nikolitch, Marie Kobayashi, Natalia Troull, Svetlin Roussev, etc.

Cette formation a également ouvert ses portes aux talents régionaux : Olivier Besnard, Angélique Pourreyron, Beatrice Berne, Claudine Simon, Patrick Garayt, William Sabatier, ...

L’Orchestre a inspiré plus de 40 créations internationales de compositeurs actuels : Daniel Meier, Jean-Yves Bosseur, Wataru Miyakawa, Yann Robin pour ne citer que les dernières œuvres interprétées.

En résidence à Cournon depuis 1990, l’orchestre est soutenu par le Conseil Général du Puy-de-Dôme, le Conseil Régional d’Auvergne, la DRAC Auvergne, la Fondation d’Entreprise Michelin.


 

CHEF D'ORCHESTRE : Gilles Raynal

Élève au Conservatoire national de région de Clermont-Ferrand, il obtient une médaille d’or dans chaque discipline : « classe d’écriture, composition et direction d’orchestre ». En 1981, il continue ses études à l’École normale de Paris où il obtient un premier prix de « fugue » dans la classe de Ginette Keller. Il travaille également la composition avec Max Deutsch et la direction d’orchestre avec Alexandre Myrat pendant une période de deux ans.

En 1984, il crée l’Orchestre symphonique des Dômes avec lequel il donnera plus de cinq cents concerts jusqu’à ce jour et plus de trente créations. En 1986, il travaille avec Franco Donatoni, à l’Académie internationale supérieure de musique de Milan où il écrit et dirige des œuvres du répertoire contemporain.

Répondant à des commandes régionales provenant de l’orchestre d’Auvergne, de la Comédie ou encore du conservatoire de Clermont-Ferrand, Gilles Raynal est également le lauréat de plusieurs prix internationaux ; son catalogue comporte aujourd’hui, une soixantaine d’œuvres touchant aussi bien la musique de chambre que la musique symphonique.

L’ensemble de sa carrière est couronnée par le prix « Fernand Mège » qu’il reçoit en 2007 de l’Académie des Sciences Belles-lettres et Arts à Clermont-Ferrand.


Laurence ADJÉ-DESCHAMPS

Laurence Adjé-Deschamps a travaillé le chant auprès d'artistes lyriques de renom tels qu'Anne-Marie Blanzat à Paris, Viviane Durand à Bourges ou bien encore Robert Expert. Elle chante en tant que soliste avec différentes formations vocales et instrumentales dans un répertoire allant du baroque au contemporain, tout en se produisant régulièrement en récital avec piano.

A la scène, Laurence Adjé-Deschamps s'est vue confier les rôles de Didon dans Didon et Enée de Purcell, de Sola Myrrhis dans Coups de roulis de Messager, de Catherine dans le Mariage aux Lanternes d'Offenbach. Parallèlement à ses activités d'artiste lyrique, elle travaille la mise en scène et fonde en 2008 la compagnie Si Bémol. Elle écrit et met en scène les spectacles Peter Big Oakes, mémoire d'un esclave, Micah et Susie et Et Offenbach alors ?


CANTO GENERAL AUVERGNE

CHEF DE COEUR : Anne-Marie Lerche

Le Canto General Auvergne est né, en 1982, à la suite de l'enthousiasme soulevé par la beauté de l'oratorio Canto General composé par Mikis Theodorakis sur des poèmes de Pablo Neruda, le prix Nobel chilien de littérature en 1971. André Rougier en sera le premier directeur musical et Claude Giot lui succèdera en 1987 jusqu'à son décès, en mars 2004.

Grâce à ses directeurs, le Canto General Auvergne est devenu, au fil des années, l'un des chœurs les plus importants de la région, tant au niveau qualitatif que de son effectif (environ 120 choristes). Le chœur interprète des œuvres très variées, sacrées ou profanes, connues ou non, voire des créations : Credo de Vivaldi, Requiem  de Mozart, West Side Story de Bernstein, Requiem François Villon de Gilles Raynal, Alexandre Nevski de Prokofiev, Goyescas d'Enrique Granados, etc.

Des chefs prestigieux ont dirigé cette formation notamment Jean-Claude Malgoire, Jean-Claude Amiot, Tosjinori Kondo, en France et à l'étranger. Anne-Marie Lerche en est le chef de chœur depuis 1990.


HALLE AUX BLEDS - SAINT FLOUR

La Halle aux Bleds

C'est un collégiale gothique du XIVème siècle ayant servi de halle pour le commerce des grains de la Planèze au XIXème siècle. Elle a été réhabilitée entre 2005 et 2008 : depuis une rosace impressionnante attire tous les regards, dessinée par la sculpteur Francesco Marino Di Teana, qui réalise également la porte en bronze et tous les vitraux.

L'histoire de Saint-Flour

Les premières traces d'occupation découvertes dans le secteur de Saint-Flour remontent à l'âge du bronze. On retrouve notamment de nombreux dolmens (dolmen de la table du loup vieux de 4 000 ans et classé dès 1911, dolmen de Touls près de Coltines, dolmen de Mons à Saint-Flour, etc.).

L'état des connaissances actuelles permet seulement d'identifier une faible présence à l'époque gauloise mais par la suite le territoire est marqué par une occupation gallo-romaine voire romaine (présence d'une villa de moyenne importance près de la gare et d'une petite villa de l'époque augustéenne près de Roueyre). Le nom de la cité de Saint-Flour à cette époque serait Indiciacum ou sous sa forme masculine Indiciacus. On pense alors qu'en cette période Indiciac était un vicus, c'est-à-dire une agglomération secondaire placée en bordure d'une voie importante.

Au Vème siècle, l'évêque Florus vient évangéliser le bassin sanflorain. C'est lui qui donnera son nom à l'actuelle ville. Mais, jusqu'en l'an mille, l'appellation Villa Sancti Flori signifie simplement «domaine (villa, æ, f) de Saint-Flour» : la ville n'existe pas encore.

Elle ne se développera vraiment qu’à partir des environs de 1025, avec la construction d’un prieuré bénédictin dû au quatrième abbé de Cluny, Odilon de Mercoeur, et de remparts renforçant ses imposantes défenses naturelles.

Découverte en images...

la Halle aux Bleds - Saint Flour