Le Labyrinthe des passions par La Camera delle Lacrime à Blesle (Haute-Loire) le 6 juin à 20h30

6 JUIN

20H30
LA CAMERA DELLE
LACRIME

BLESLE
EGLISE ST PIERRE
HAUTE-LOIRE

LE LABYRINTHE DES
PASSIONS

Concert organisé en partenariat avec

le Rotary Club de Saint-Flour (Cantal)

au profit d'une oeuvre caritative.

MUSIQUE AU TEMPS DE JERÔME BOSH

La lente transition qui amena l'Europe médiévale vers la Renaissance a laissé dans son sillage des oeuvres musicales d'une grande richesse et d'une grande diversité.

Le "Labyrinthe des passions" rend hommage à cette époque charnière, complexe et foisonnante, où le dialogue des arts, la rencontre du profane et du sacré, concourra à forger la philosophie des siècles à venir.

La Camera delle Lacrime poursuit ici sa recherche de nouveaux formats scéniques appliqués aux répertoires de la musique ancienne. Dans ce concert mis en scène par Khaï-dong Luong, les musiciens sont sollicités au-delà de leurs gestes d'instrumentistes. Par leur présence, leur voix, leur jeu, ils évoquent tour à tour des figures mythologiques appartenant à l'imaginaire de ces siècles.

Le ténor auvergnat Bruno Bonhoure est le guide de cette aventure. Il est celui qui permet de voyager d'une époque à l'autre, de passer de la musique à la peinture, de la monodie à la polyphonie. Aussi à l'aise sur la lyrique courtoise que sur les répertoires de tradition populaire, il incarne la voix de ces compositeurs dont les oeuvres sont conservées dans le manuscrit de l'Escorial.

"Le Chansonnier de l'Escorial" est une compilation de chansons profanes qui se décline sous la forme de deux manuscrits, le premier rédigé en Flandre vers 1440, le second en Italie vers 1470. Le chansonnier emprunte son nom au lieu où il  est actuellement conservé, la bibliothèque du Site Royal de Saint-Laurent de l'Escorial, près de Madrid.

Cette création reçoit le soutien du Sémaphore de Cébazat et de Clermont Communauté. La Camera delle Lacrime est soutenue par la DRAC Auvergne, le Conseil Régional d'Auvergne, la Spedidam et l'Adami (organismes de gestion des droits des artistes-interprètes).



PROGRAMME

I - LES EXPLORATEURS

J'aime bien celui qui s'en va - Pierre Fontaine

Ai me' sospiri - Anonyme

O graciosa viola - Anoyme

II - L'AVENTURE HUMAINE

Maintenons-nous / Resvelle qui dort - Anonyme

A cheval, tout homme à cheval - Anonyme

D'un bel matin d'amore - Ioannes B Zesso

III - LE MERVEILLEUX

Le jardin des délices - Jérôme Bosch

Se mon flagolet joli - Anonyme

Deuil angoisseux - Gilles Binchois

IV - LA LUMIERE

O rosa bella / He robinet - John Dunstable ou Bedingham

Si je suis despourveu / Veni veni - Anonyme

N'oes vous point / Coq en l'orge - Anonyme

La Camera delle Lacrime est composée de Bruno Bonhoure (voix ténor et direction musicale), Khaï-dong Luong (mise en espace et scénographie), Sarah Lefeuvre (voix soprano et flûtes à bec), Leah Stuttard (harpe) et Julie Dessaint (vièle à archet).


La Camera delle Lacrime était l'invitée d'Edouard FOURE CAUL-FUTY dans l'émission "Les Mardis de la Musique Ancienne" sur France Musique le 19 mai dernier ; écoutez-la en suivant ce lien :

http://www.francemusique.fr/emission/les-mardis-de-la-musique-ancienne/2014-2015/les-folies-francoises-de-caelis-la-camera-delle-lacrime-05-19-2015-20-00

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BLESLE ET SON EGLISE

L'église Saint-Pierre de Blesle, un édifice surprenant

Blotti au fond d'une étroite vallée en Pays d'Alagnon, Blesle laisse deviner l'empreinte de son passé illustre marqué par la présence d'une des plus anciennes abbayes d'Auvergne.


Cette fondation nous est connue par une lettre de l'abbesse Florence adressée au pape Urbain II. Ermengarde, comtesse d'Auvergne et mère de Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine et fondateur de Cluny en 910, décide d'ériger, entre 849 et 885, un monastère de femmes. Largement doté en terres et églises, il sera directement placé sous l'autorité du Saint Siège sous le vocable de saint Pierre.

Il ne reste rien de l‘édifice primitif, la partie la plus ancienne de l'église étant le croisillon nord du transept. Au premier abord, l'architecture de l'abbatiale est complexe. La liaison intérieure de ses volumes traduit différentes étapes de construction que seule une étude approfondie permet d'appréhender. Imbriqué dans les anciens logis abbatiaux, cet édifice roman surprend par l'originalité de son architecture : une nef courte et étroite, un transept saillant et un vaste chœur d'une portée de voûte de 11,69 mètres, exemple unique en Auvergne. Mais l'église Saint-Pierre se distingue surtout par la richesse de son décor sculpté : de nombreux modillons et chapiteaux, dont certains échappent aux thèmes traditionnels des églises de Basse-Auvergne, ainsi que les voussures du portail sud, ornées de fleurs largement épanouies.

L'intérieur de l'édifice a reçu, lui aussi, un décor révélant l'importance de l'abbaye et peut-être un lieu, témoin de nombreux échanges artistiques. De récentes restaurations ont mis au jour plusieurs éléments de peinture murale, dont il faut souligner l'intérêt stylistique et iconographique : anges musiciens, deux représentations de saint Christophe, figures féminines … L'église abrite également le Trésor, d'où se détachent quelques œuvres : Vierge du Cheylat (XIIIe siècle), Christ roman, Sainte Anne trinitaire...

Placée sous l'autorité des seigneurs de Mercœur dès le XIe siècle, rattaché aux « treize bonnes villes d'Auvergne » en 1558, Blesle conserve encore une architecture variée où se côtoient les riches demeures des notables et de nombreuses maisons à pans de bois.

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