«Chopin, Tchaïkovski... compositeurs français ?» le 11 août 2017 à Oradour

«Chopin, Tchaïkovski... compositeurs français ?»

11

Août

20h30

ÉGLISE
SAINT-ÉTIENNE & SAINT-LOUP
ORADOUR

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Piotr Ilitch Tchaïkovski
(1840 - 1893)

Nocturne op. n° 4 en do dièse mineur

 

Fréderic Chopin (1810 - 1849)
Trois Mazurkas op. 59

n° 1 en la mineur
n° 2 en la majeur
n° 3 en fa dièse mineur

 

Piotr Ilitch Tchaïkovski

Variations en fa majeur op. N° 6

 

****** 10 minutes de pause ****** 

Frédéric Chopin

Etude en mi mineur op. N° 5

Frédéric Chopin

Etude en la mi mineur op. 25 N° 11

Frédéric Chopin

Ballade en fa mineur op. N° 52

 

Attendu depuis plusieurs années, ce premier concert de Musik'Art Cantal à Oradour célèbre deux musiciens dont les racines en font les plus français des compositeurs polonais et russes, Frédéric Chopin et Piotr Ilitch Tchaïkovski.

Pianiste de 18 ans, Robert Maciejowski nous est présenté par notre amie Bogumila Gisbert-Studnicka, claveciniste à l'immense talent et directrice artistique du Festival Baroque d’Auvergne, comme un véritable prodige du piano. Il rendra hommage à ces deux grands "français dans l'âme"…

Sous les doigts de Robert Maciejowski, ce récital qui veut souligner l'extrême proximité des musiciens slaves avec les romantiques français va surprendre…

…un récital où l’on va se prêter à un jeu  peu ordinaire, présenter deux compositeurs nés tous deux loin de France, mais profondément "français dans l’âme",

Frédéric Chopin, "le plus français des compositeurs polonais’",  fils d’un père français, Nicolas Chopin, plus tard, compagnon de George Sand pendant neuf ans, pour enfin décéder
à Paris à 39 ans.

Piotr Ilitch Tchaïkovski, "le plus français des compositeurs russes", dont la mère française, Alexandra Assier, décéda en Russie suite à une épidémie de cholera alors qu’il n’avait que 14 ans et qui lui fit aimer la France.

On oublie trop l’attachement viscéral que ces deux  magnifiques compositeurs, à l’exemple de milliers de français vivant au loin, avaient pour leur France dont ils ont rêvé toute leur vie.

ROBERT MACIEJOWSKI

Pianiste de 18 ans,  qui malgré son jeune âge a déjà un palmarès de prix très important.

Il est lauréat et la plupart du temps emmagasine chaque année, les Premiers prix d’une vingtaine de Concours Nationaux et Internationaux dans la catégorie jeunes  talents, depuis son plus jeune âge.

Les autorités  de sa Ville de Tarnów en Pologne dont il est originaire, ainsi que la Région de Petite Pologne où il habite, l’ont choisi et inclus systématiquement, depuis plusieurs années, dans leur programme de financement des boursiers réservé aux élèves exceptionnellement talentueux  et ce, chaque année, depuis qu’il a dix ans.

C’est un honneur pour le Festival Baroque d’Auvergne de vous présenter ce soir, ce véritable prodige du piano.

Des extraits d'un récital : https://www.youtube.com/watch?v=32a3LtQolaw


ÉGLISE SAINT-ÉTIENNE & SAINT-LOUP - ORADOUR

Un peu d'histoire

Les Armes d'Oradour

Les Armes d'Oradour sont celles de la maison de Toulouse : "De gueules à la croix évidée, cléchée et pommetée d'or de douze pièces"

(Jean-Yves Brunon)

Oradour, du latin "Oratorium", semble avoir un très lointain passé. Oradour, Oratoire, devait être un lieu de prière, un centre où, à un moment donné, les druides pratiquaient leur culte.

Au cours de la guerre de cent ans, Oradour, fut à plusieurs reprises, pillée et incendiée par les bandes anglaises auxquelles les habitants résistèrent avec courage, relevant toujours leurs maisons détruites au cours des combats.

Plus tard, au XVIème siècle, ce fut au tour des Huguenots d'être menaçants. Ils assiégèrent et mirent à mal le bourg d'Oradour, sans pouvoir s'emparer de son église érigée par ses chanoines en forteresse. Aves ses tours, ses créneaux, ses mâchicoulis, ses meurtrières, son clocher-beffroi, l'eglise d'Oradour entourée de fossés, de fortifications, de murs d'enceinte, put résister victorieusement aux assauts des Huguenots. Ses Chanoines, prudents, avaient même prévu des communications avec l'extérieur par un souterrain dont le départ se trouvait caché sous la chaire actuelle.

C'est au cours de ces combats entre religionnaires et catholiques que la peste se répandit.

Château de Rochebrune

La commune d'Oradour recèle un riche patrimoine composé d'éléments de l'architecture civile (château de Rochebrune, ruines du château de Malbec), de l'architecture religieuse (église Saint-Etienne et Saint-Loup, église de Rouire, chapelles de Pierrefiche et de Fraissinet).

Four de Lieuriac

Le Bourg d'Oradour et ses villages possèdent également de nombreux témoignages de l'architecture rurale locale : l'abreuvoir, le lavoir, le four à pain ou four banal, le métier à ferrer ou travail, les croix de pierre...

 

L'église Saint-Etienne et Saint-Loup d'Oradour

Des documents nous apprennent que l’église d’Oradour existait déjà en 1053 ;  à cette époque, André Jurguet et Amblard de Brezons en avaient fait don au prieuré de Saint-Flour. Elle devint ensuite la propriété de l’évêque de Clermont qui la donna à son tour en 1138 à l’abbaye de Sauxillanges (près d’Issoire).

Ce n’est qu’au XIVème siècle que l’église d’Oradour passa sous la juridiction de l’Evêché de Saint-Flour après sa fondation, voici 700 ans, en 1317.

Durant la guerre de Cent ans puis pendant le siège des Huguenots, l’église romane a beaucoup souffert bien qu’elle ait été à cette époque érigée par ses chanoines en forteresse avec ses tours, ses créneaux, ses mâchicoulis, ses meurtrières, son clocher-beffroi, entourée de fossés, de fortifications et de murs d’enceinte.

Au cours des  XVIIème et XVIIIème siècles, on profita de périodes plus calmes pour relever l’église des ses ruines. Le style gothique fut alors employé pour les réparations ou reconstructions. C’est ainsi que l’abside en cul de four roman fut transformée en chœur gothique. Elle perd son aspect de forteresse et l'une des tours est transformée en clocher, l’autre est rasée. Il reste aujourd’hui encore des traces de meurtrières.

 

 

En 1810, le clocher est entièrement restauré sous Napoléon 1er. Il montre toujours sur son fronton l’aigle impérial surmonté de la couronne. Le clocher mesure trente deux mètres de la base au sommet.

Une nouvelle réfection de l’église eut lieu durant l’été 1867. Les décombres de la vieille église, les restes et les pierres tumulaires trouvés autour ont été transportés à l’actuel cimetière. Pendant ces travaux, c'est-à-dire pendant trois mois, on célébrait la messe au communal du Mèze « et le temps fut toujours beau ».

Des cinq cloches primitives, quatre furent fondues à la révolution. On en fit des sous. Seule la cinquième resta sur place jusqu’en 1878, époque où elle fut également fondue et remplacée à la suite d’un coup de cloche trop vigoureux du sonneur qui l’avait fêlée.

Le maître-autel, la chaire et les fonts baptismaux sont l’œuvre du sculpteur Roche de Chaudes-Aigues (XIXème siècle).

Quant aux vitraux, ils sont une donation du chanoine Alhinc faite en 1899-1901. Ils ont été entièrement restaurés en 2006.

L'église recèle également un tableau de Juan Rodriguez Juarez, célèbre artiste mexicain du début du XVIIIème siècle (1675-1728). Ce tableau avait été donné en 1931 à la paroisse par Henri Toursellier, avoué parisien originaire d’Oradour. Il a été rénové récemment et replacé dans l’église.